
L’une des bières les plus reconnaissables de Suisse fête son siècle et demi, dans un pays qui boit de moins en moins d’alcool. La brasserie argovienne joue sur son héritage et sur une constante adaptation aux nouvelles tendances pour rester pertinente. Visite à Rheinfelden
A la gare de Rheinfelden, dans le canton d’Argovie, un panneau accueille les visiteurs: «Bienvenue au château le plus aimé des Suisses». Pas sûr que les amateurs de vieilles pierres soient complètement d’accord avec cette affirmation mais il est vrai qu’il est difficile de faire silhouette plus reconnaissable que les briques ocre et beiges du «petit château du champ», apposé sur une bonne partie des canettes et des bouteilles de bière du pays: la Feldschlösschen. Les lieux n’ont peut-être pas les centaines d’années d’histoire des murs fortifiés de Chillon, d’Yverdon ou de Gruyères, mais ils ont le mérite de célébrer déjà leurs 150 ans, ce qui n’est pas rien pour une brasserie.
Tout un folklore entoure ce qui s’appelait à sa création, en 1876, la «Kollektivgesellschaft Wüthrich & Roniger Brauerei zum Feldschlösschen», fondée par Theophil Roniger et Mathias Wüthrich, respectivement brasseur de Magden et fils d’un riche paysan d’Olsberg (AG). En s’approchant des lieux, on rencontre Geronimo, l’un des huit chevaux tirant l’emblématique calèche que l’on peut voir sur les étiquettes des bières Bügel. Une fois par semaine encore, les établissements du village de Rheinfelden sont approvisionnés de la sorte en roteuse.
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